GlobalEthix International, lancement de GlobalEthix France

Dans sa logique forcenée de patriotisme, couplée à une volonté de puissance assumée, Donald Trump s’apprête à imposer des droits de douane d’une ampleur historique à la quasi-totalité des partenaires commerciaux des États-Unis.
Mais derrière cette stratégie musclée, se cache-t-il un vrai projet éthique ou une démarche foncièrement injuste ? Plongée dans les paradoxes de cette politique économique.
Une démarche qui semble éthique…
À première vue, difficile de nier l’ambition :
La démarche paraîtrait presque éthique, puisque le but recherché par le président américain serait la redynamisation de l’économie des États-Unis, via une politique de réindustrialisation offensive et une baisse d’impôts massive.
D’autre part, ces droits de douane sont censés rétablir une situation injuste, le déficit américain étant soi-disant le reflet de pratiques commerciales déséquilibrées.
Les modalités de mise en œuvre, elles aussi, ont l’apparence de l’équité : les droits de douane sont calculés pays par pays, en fonction du niveau de déficit commercial bilatéral. Tous les pays sont concernés, même l’allié traditionnel Israélien. La Russie toutefois est épargnée, mais sur le prétexte que les sanctions internationales font déjà le boulot…
…Mais une mise en œuvre brutale et unilatérale
Du point de vue américain (et républicain…), la politique commerciale de Trump pourrait donc bien relever de l’éthique.
Cependant, parce qu’elle a été décidée unilatéralement, sans consultation des parties prenantes, internes (le patronat américain a été mis devant le fait accompli) comme externes, sans délibération avec les principaux partenaires commerciaux, sans prise en compte des impacts et des risques générés, et dans un style brutal caractéristique du personnage, elle peut tout aussi bien être requalifiée d’inique.
Et in fine, ne faut-il pas tout simplement se dire que, dès lors que le sort économique de milliards d’individus est concerné, il ne peut être éthique de se livrer en public à ce petit jeu de "qui aura la plus grosse (hausse de tarifs)" ?
Éthique ou inique, ou les deux à la fois ?
Cette politique commerciale peut être vue comme un acte de souveraineté légitime.
Mais peut-on vraiment parler d’éthique lorsque des décisions aux conséquences planétaires sont prises sans dialogue, sans transparence, et dans une logique de confrontation ? Peut-on se permettre, en 2025, de jouer au jeu de “qui aura la plus grosse (hausse de tarifs)” quand le sort économique de milliards de personnes est en jeu ?
L’éthique ne se mesure peut-être pas seulement à l’intention, mais aussi à la méthode.
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