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Loi Omnibus : l’UE face au dilemme durabilité vs business

Face aux crises et à la pression ultra-libérale, l’Union européenne peut-elle sauver son ambition RSE ? Réflexion d'un entrepreneur et citoyen.

Selon l’expérience de Karim Keita, consultant en RSE, entrepreneur et citoyen engagé, la nouvelle loi Omnibus européenne soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses claires. Derrière le discours sur la compétitivité se cache peut-être le début d’un recul en matière de durabilité.



Une perspective plurielle : Entrepreneur, consultant, citoyen

En tant qu’ancien cadre dans une multinationale, Karim comprend l’agacement des milieux d’affaires face à une accumulation de contraintes réglementaires. À court terme, ces règles peuvent sembler aller à l’encontre de la création de valeur – une boussole incontournable pour les grandes entreprises cotées.

En tant qu’entrepreneur, il partage la défiance d’un grand nombre de ses pairs, dont l’engagement dans l’entrepreneuriat repose justement sur la quête d’agilité, de liberté, et d’impact. Une déréglementation partielle pourrait être tentante… à première vue.

Mais avec sa casquette de consultant en RSE, Karim déplore un recul de la dynamique européenne née du Pacte Vert. Ce projet ambitieux, qui visait à faire de la durabilité un pilier stratégique, semble aujourd’hui s’essouffler, alors même que les crises climatiques et sociales exigent des réponses fortes et cohérentes.

Et en tant que citoyen et père de famille, il ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine amertume. L’Union européenne semblait, enfin, porter une ambition civilisationnelle : celle de concilier performance économique et responsabilité collective. Ce virage, influencé par la pression d’une Amérique ultra-libérale, semble aujourd’hui fragiliser cette vision à long terme.

La double matérialité : Un espoir, malgré tout

Tout n’est pas à jeter dans ce « Pacte vert clair ». Karim souligne la pérennisation du principe de double-matérialité, un concept-clé de la vision européenne de la durabilité. Là où la logique américaine repose sur la puissance économique brute, l’approche européenne défend une “volonté de bienveillance” : écoute des parties prenantes, coopération, création de valeur partagée. Autant de fondamentaux inspirés d’un humanisme que l’Europe a su incarner dans ses périodes les plus éclairées.

Une transformation encore possible ?

Si l’Union européenne parvient à mobiliser les moyens nécessaires pour mettre en œuvre ce projet collectif, alors oui, un changement profond des modèles économiques et sociaux reste possible. Pour Karim Keita, l’enjeu n’est pas seulement économique, il est civilisationnel : offrir un futur souhaitable aux prochaines générations d’Européens.

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Loi Omnibus : l’UE face au dilemme durabilité vs business
GlobalEthix 20 avril 2025
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